B. Carayon : j’ai la mémoire qui flanche (2)

M. le maire de Lavaur montre des signes d’amnésie partielle à moins que cela soit un sentiment d’impunité mal venu.

Ce mercredi 3 avril, il publiait une tribune qui se voulait incisive à l’égard de la Présidence de la République1. Il y écrivait « le Président de la République doit y répondre avant les élections européennes sans attendre, naturellement, par honnêteté, la période des vacances d’été ». Il est vrai que par honnêteté, il vaut mieux éviter les périodes de vacances pour solliciter l’avis des citoyens. Qui oserait imaginer organiser une consultation publique entre Noël et le premier de l’an ? Réponse : M. Carayon. C’était en décembre 2018, il y a 4 mois, une éternité pour un poisson rouge, et c’était à propos du Plan Local d’Urbanisme.

Jeudi 4 avril, au cours du conseil communautaire M. le maire a interrogé un conseiller de Saint Sulpice2 qui s’inquiétait de la dérive budgétaire engendrée par le projet de piscine à Lavaur. « Vous parlez d’un sur-coût, est ce que vous pouvez me dire à combien s’élève ce sur-coût ? », telle est la question posée en public par M. Carayon. Et l’élu saint sulpicien de lui rappeler les montants indiqués par la communauté des communes3 : 9,2 millions TTC en décembre, 10,5 millions € TTC en janvier.

Cette question de M. Carayon est d’autant plus surprenante que la veille, mercredi 3 avril, au cours du conseil municipal qu’il présidait, la même question avait été abordée4. Nous doutons qu’il ait une mémoire aussi défaillante.

Comble de malhonnêteté, toujours sur cette histoire de piscine, M. Carayon, premier vice président de la CCTA, a contredit ouvertement M. Carayon, maire de Lavaur. Au cours du conseil municipal, M. le maire a réfuté vertement la rumeur5 qui circulait concernant une participation financière de la municipalité de Lavaur, sur le budget 2020, à une éventuelle augmentation du coût de cette piscine. Le lendemain à la réunion du conseil communautaire, M. Bonhomme, président de la CCTA, a expliqué à l’assemblée des élus qu’en cas de dépassement du budget, le financement serait effectué en prélevant sur les fonds de concours 2020 attribués à la commune de Lavaur. M. Carayon premier vice président n’a pas réagi. Conclusion : soit il était sourd, soit il avait oublié ses propos de la veille, soit il valide ce qui n’était donc pas une rumeur. Nous optons pour la dernière formule. Flagrant délit de mensonge en public.

 

EPP

 

 

1Cf article paru dans la dépêche : « grand débat, Bernard Carayon en appelle aux maires »

2M. Leroy, conseiller communautaire élu sur la liste « Saint Sulpice Active et Citoyenne »

3Dont M. Carayon est le premier vice Président…

4La question avait été posée par Mme. Pomponnne (qui avait au préalable essuyé un tir de barrage nourri de propos méprisants suite à son intervention sur la fermeture du cinéma)

5Rumeur reprise sous forme de questionnement par Mme Pomponne.

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