Archives pour la catégorie Tribune Libre

en marche funèbre

communiqué de presse du groupe Europe Ecologie les verts

Européennes : en local c’est le carnaval de Venise !

Souvenons nous, c’était il y a à peine 2 ans, en novembre 2017. Les saint sulpiciens étaient invités à élire un nouveau conseil municipal suite à la dissolution de la municipalité conduite par Mme Rondi Sarrat (Parti Socialiste). Parmi les candidats, la liste « un avenir ensemble pour Saint Sulpice », conduite par M. Bernardin, se présentait « sans étiquette politique ». Mais déjà le 26 novembre 2017, au soir du premier tour, M. Bernardin se félicitait d’une prévisible première victoire locale pour La République En Marche. Depuis, M. Bernardin est devenu le référent départemental pour le mouvement LREM. C’est donc assez naturellement qu’il a organisé en local la campagne de son parti pour les européennes. A cette occasion, il a pris l’initiative de fédérer plusieurs élus qui soutiennent la liste macroniste conduite par Mme Loiseau.

La composition de cette liste de soutien est révélatrice pour ceux qui scrutent la vie publique du vaurais.

Nous y voyons pas moins de 9 élus de la liste « un avenir ensemble pour Saint Sulpice ». Il y avait donc une moitié de macronistes qui s’ignoraient parmi les conseillers municipaux de la majorité saint sulpicienne. Visiblement ces candidats sans étiquette d’hier savent évoluer et osent un coming out public !

Autre enseignement, l’équilibre de la communauté des communes semble vaciller. M. Carayon doit sans doute s’en inquiéter. Pas moins de 3 vices présidents de la CCTA1 s’affichent en marche (sans doute pour les prochaines municipales), au total 5 maires2 se rangent sous la bannière macroniste. De quoi donner des idées de recomposition du pouvoir communautaire et sans doute pimenter les prochaines joutes oratoires dans l’ambiance feutrée des prochains conseils communautaires.

Pour autant, à ce petit jeu des masques du carnaval qui tombent, nous n’oublierons pas ce qui pour nous est l’essentiel : le défi environnemental. Si la Macronie locale s’habille de vert le temps de la campagne électorale, c’est pourtant bien elle qui a donné son autorisation à la construction d’un monstre de logistique : TERRA 2. Dévoreur de terres agricoles où la biodiversité existe malgré tout3, producteur de gaz à effet de serre mondialisé, instigateur de la soumissions des salariés à des cadences robotisées, ce projet ne peut pas être compatible avec l’urgence d’une transition écologique pourtant énoncée.

Ce n’est pas une «renaissance» qu’ils nous préparent, c’est un enterrement. Celui d’un énième rendez vous raté pour un devenir acceptable avec cette anthropocène.

Fait à Lavaur, le 20 mai 2019

1M. Bernardin (Saint Sulpice), Mme Parayre (Saint Agnan), M. Portes (Bannières)

2 + M. Joulia (Roquevidal) et M Joulié (Labastide Saint Georges)

3Le couple d’élanion blanc qui niche sur le site promis à TERRA 2 est heureux de vous annoncer que leurs petits sont désormais autonomes et vont bientôt quitté la ZAC.

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PLU : j’y pense…

Reprise d’un communiqué de presse du groupe Europe Ecologie les verts Lavaur-Graulhet-Saint Sulpice

PLU : j’y pense et puis j’oublie

A l’évidence, l’urbanisme vauréen sous l’ère de M. Carayon peine à respecter les délais réglementaires.

Un petit rappel historique nous propulsera 15 ans en arrière : le 24 juin 2004. Le conseil municipal de Lavaur (présidé par M. Carayon) ouvre une procédure de révision du POS (Plan d’Occupation du Sol : document d’urbanisme utilisé au 20ème siècle). Nous sommes donc au milieu du second mandat de M. Carayon et ce dossier piétinera tout le long de son troisième mandat. En juin 2016, au début de son quatrième mandat, constatant la non conformité d’une procédure de révision du POS, le conseil municipal adoptera une délibération pour transformer le POS en PLU (Plan Local d’Urbanisme, procédure en vigueur depuis décembre 2000). Pour autant ce dossier n’enclenchera pas de dynamique et, le 27 mars 2017, la préfecture du Tarn déclarera le POS de Lavaur caduc. Depuis cette date, l’urbanisme vauréen est conduit sous la tutelle de la préfecture en application du Règlement National d’Urbanisme (RNU). Piètre bilan pour un maire qui sait fustiger les lourdeurs de l’organisation administrative : il en rajoute une couche !

Au cours de l’année 2018, les affaires semblent s’enclencher. Au milieu de l’été, suite à une concertation de la population purement formelle1, une première étape est validée par le conseil municipal2. Suit l’automne et la consultation des administrations et collectivités. Arrive décembre et l’enquête publique. Programmée « astucieusement » entre 5 décembre 2018 et le 7 janvier 2019, cette enquête sera prolongée jusqu’au 22 janvier. Période largement utilisée par les vauréens pour formaliser leurs remarques. Preuve s’il en fallait que, malgré la longueur de cette procédure, de nombreuses questions et inquiétudes restent en suspend.

Le rapport de la commissaire-enquêtrice aurait dû être rendu 30 jours après la fin de l’enquête, soit le 23 février 2019. Nous voici fin avril, plus de 3 mois après la clôture de l’enquête publique et toujours aucune nouvelle de ce rapport. Le groupe Génération.s de Lavaur a tenté une demande d’explication. M. Carayon y a réagi de façon polémiste3 sans chercher à apporter de réponse. Pourquoi ce silence ? Jusqu’à quand ? Nous ne pourrons pas le savoir. Nous ne devrions pas le savoir ? Ainsi va le respect de M. Carayon pour les citoyens quand ils portent des questions vauréennes…

 

Au final, nous constatons qu’après 15 ans, par des choix de prestataires défectueux, par désinvolture envers les règlements, en négligeant des procédures de co-construction, les vauréens sont toujours sans stratégie d’urbanisme. Caricature : la piscine, projet préparé pendant plus de 5 ans et qui s’enlise dans un terrain marécageux…

Fait à Lavaur, le 29 avril 2019

1Réunion organisée le 11 juillet 2018 dans une grande intimité, prévisible en cette période estivale.

2Arrêt du PLU adopté lors du conseil municipal du 24 juillet 2018

Reprise EELV //CCTA : Dali expose à l’espace ressource ?

Communiqué de presse

GAT EElv Lavaur-Graulhet-Saint Sulpice

Le surréalisme a-t-il élu domicile à l’espace ressource du rond point de Gabor ? A écouter les prises de paroles des élus siégeant au conseil communautaire, ce jeudi 4 avril, nous en avons l’impression. « Le surréalisme est un mouvement artistique du XXe siècle, comprenant l’ensemble des procédés de création et d’expression (peinture, musique, cinéma, photographie, littérature…) utilisant toutesles forces psychiques (automatisme, rêve, inconscient) libérées du contrôle de la raison1. »

M. Carayon a effectivement libéré son contrôle de la raison. Avant, il n’était pas le dernier à fustiger l’accumulation des strates administratives (« le mille-feuille ») et le voilà prêt à inventer une nouvelle couche : un hybride entre la communauté des communes et la commune. La piscine est un projet communautaire mais qui serait financé avec une participation spécifique de la commune de Lavaur. Jusqu’à présent les communes déléguaient des compétences aux communautés des communes. Là, la compétence communautaire de création d’un centre nautique serait « re-déléguée » à la commune de Lavaur ! Je donne ma compétence et quand elle n’est plus à moi, je la finance encore… Pas de doute, c’est tordu, surréaliste et pourtant c’est cette hypothèse qui a été très sérieusement évoquée au cours du débat sur les dérives financières occasionnées par la construction de ce futur centre nautique en milieu marécageux.

M. Bernardin est lui aussi séduit par le courant surréaliste et le lâcher prise. Le voilà transformé en chantre de la transition écologique, vantant le plan climat énergie. Et de citer les ambitions de ce programme : « viser une cohérence entre les actions et les acteurs en faveur de la lutte contre le dérèglement climatique ». Il y a un mois, ce même monsieur, maire de Saint Sulpice, signait le permis de construire pour implanter une activité logistique XXL, 100 % fret routier, 0 % photovoltaïque. Alors, réduire les émissions de gaz à effet de serre ? Réduire notre dépendance aux énergies fossiles ? Augmenter nos capacités de production d’énergie renouvelable ? Pour sûr, la cohérence est hors de contrôle !

A ces contradictions flagrantes, ajoutez un peu d’outrances verbales du premier magistrat vauréen,quelques lapsus malencontreux du Président, une assistance clairsemée et peu réactive et vous aurez un tableau digne d’une provocation de Salvator Dali. Lui aussi jonglait en toute impunité avec desmillions. C’était sous le regard amusé des critiques d’art. A Gabor, c’est beaucoup moins d rôle.

C’est notre démocratie locale qui prend l’eau.

Fait à Lavaur le 5 avril 2019

1 Extrait de la définition wikipédia du surréalisme

B. Carayon : j’ai la mémoire qui flanche (2)

M. le maire de Lavaur montre des signes d’amnésie partielle à moins que cela soit un sentiment d’impunité mal venu.

Ce mercredi 3 avril, il publiait une tribune qui se voulait incisive à l’égard de la Présidence de la République1. Il y écrivait « le Président de la République doit y répondre avant les élections européennes sans attendre, naturellement, par honnêteté, la période des vacances d’été ». Il est vrai que par honnêteté, il vaut mieux éviter les périodes de vacances pour solliciter l’avis des citoyens. Qui oserait imaginer organiser une consultation publique entre Noël et le premier de l’an ? Réponse : M. Carayon. C’était en décembre 2018, il y a 4 mois, une éternité pour un poisson rouge, et c’était à propos du Plan Local d’Urbanisme.

Jeudi 4 avril, au cours du conseil communautaire M. le maire a interrogé un conseiller de Saint Sulpice2 qui s’inquiétait de la dérive budgétaire engendrée par le projet de piscine à Lavaur. « Vous parlez d’un sur-coût, est ce que vous pouvez me dire à combien s’élève ce sur-coût ? », telle est la question posée en public par M. Carayon. Et l’élu saint sulpicien de lui rappeler les montants indiqués par la communauté des communes3 : 9,2 millions TTC en décembre, 10,5 millions € TTC en janvier.

Cette question de M. Carayon est d’autant plus surprenante que la veille, mercredi 3 avril, au cours du conseil municipal qu’il présidait, la même question avait été abordée4. Nous doutons qu’il ait une mémoire aussi défaillante.

Comble de malhonnêteté, toujours sur cette histoire de piscine, M. Carayon, premier vice président de la CCTA, a contredit ouvertement M. Carayon, maire de Lavaur. Au cours du conseil municipal, M. le maire a réfuté vertement la rumeur5 qui circulait concernant une participation financière de la municipalité de Lavaur, sur le budget 2020, à une éventuelle augmentation du coût de cette piscine. Le lendemain à la réunion du conseil communautaire, M. Bonhomme, président de la CCTA, a expliqué à l’assemblée des élus qu’en cas de dépassement du budget, le financement serait effectué en prélevant sur les fonds de concours 2020 attribués à la commune de Lavaur. M. Carayon premier vice président n’a pas réagi. Conclusion : soit il était sourd, soit il avait oublié ses propos de la veille, soit il valide ce qui n’était donc pas une rumeur. Nous optons pour la dernière formule. Flagrant délit de mensonge en public.

 

EPP

 

 

1Cf article paru dans la dépêche : « grand débat, Bernard Carayon en appelle aux maires »

2M. Leroy, conseiller communautaire élu sur la liste « Saint Sulpice Active et Citoyenne »

3Dont M. Carayon est le premier vice Président…

4La question avait été posée par Mme. Pomponnne (qui avait au préalable essuyé un tir de barrage nourri de propos méprisants suite à son intervention sur la fermeture du cinéma)

5Rumeur reprise sous forme de questionnement par Mme Pomponne.

L’art de l’enfumage

De puis mercredi dernier, du coté des pommiers, voilà qu’ils nous la jouent « tradition ». 50 ans qu’ils luttent contre le gel en brûlant du carbone : donc ça fait partie de la culture vauréenne, alors circulez rien à (dé)battre. Et comme ils sont dans le vent, disent ils, il y a un bonus : c’est écologique ! Des bougies bio qui font des poussières de carbone bio voilà le secret de la réussite ! Pour sûr bientôt ils vont nous la chanter en occitan : « ah ! qu’elles sont belles les pommes de mon païs ».

Le journaliste, compatissant, ose une plaidoirie : la micro aspersion serait une alternative mais sur 140 hectares ce serait trop pour l’Agoût «Un arrosage des arbres : l’eau se transforme en glace avec une production de calories. Une méthode qui a comme limite le niveau de la rivière s’il fallait pomper de l’eau pour 140 hectares1 ». Imaginer que l’Agoût ne supporterait pas une micro aspersion en plein hiver alors qu’en plein été les prélèvements ne sont pas chirurgicaux, c’est nous prendre pour des benêts.

Au passage, nous ne verserons pas trop de larmes sur cette entreprise. Le domaine de Fontorbe est une des 5 propriétés de la société « les vergers du sud » : 1000 ha de vergers, plus de 40 millions € de chiffre d’affaire. Associé avec un groupe Soldive2 (1 600ha en France, Espagne, Maroc, Sénégal), les vergers du sud vise 100 millions € de chiffre d’affaire. Qu’ils ne viennent pas nous dire qu’ils n’ont pas les moyens d’adapter leurs vergers pour les rendre plus acceptables. Qu’ils ne viennent pas non plus tendre leur sébile pour qu’on leur verse des subventions.

De son coté l’homme de la mairie de Lavaur prépare déjà une contre offensive : les mousquetaires. Voilà une autre figure de la tradition occitane ! Alors délocaliser l’enseigne des mousquetaires pour venir à la place des pommiers c’est la prochaine étape. Le dossier est prêt, il faut juste attendre que le PLU soit adopté. Le carbone bio sera compensé par le goudron des parkings et les gaz d’échappement : ce doit être ça le progrès !

Si vous vouliez rêver d’une agriculture en cohérence avec son milieu : assez robuste pour absorber des évènements rares, assez soucieuse de son voisinage pour lui offrir des produits de qualité. Alors il faudra vous armer de patience et mobiliser votre courage.

Commentaire : Ça c’est fumeux comme conclusion !

1Article la dépêche du 21 mars 2019 :  https://www.ladepeche.fr/2019/03/21/lavaur-ils-font-bruler-des-bougies-pour-proteger-les-pommiers-du-gel,8082318.php

Irresponsables et même pas coupables ? Communiqué de presse EELV

Ce lundi 11 mars, messieurs les maires de Buzet et Saint Sulpice ont signé en chœur le permis de construire pour l’entrepôt logistique TERRA 2. Nous sommes en droit de nous demander si nous ne sommes pas devant un acte illégal et illégitime.

Illégitime puisqu’en contradiction flagrante avec l’accord de partenariat signé en mars 2015. Pour mémoire, M. le Président du Conseil Départemental du Tarn, M. le Président de la Communauté de Communes Tarn Agoût et Madame le maire de Saint Sulpice se sont engagés à «  ne pas implanter de plate-forme logistique, non rattachée à une activité industrielle validée par le comité d’agrément, ainsi que le refus de plate-forme logistique de massification1». TERRA 2 est un projet de bâtiment logistique dédié au e-commerce ce qui est donc incohérent avec ces engagements pris.

Illégitime aussi puisque les réserves émises par les conseils municipaux de Buzet et Saint Sulpice2 n’ont pas été levées. Ainsi les conseillers municipaux ont dit « oui, si » et puis le temps passant, les maires ont dit « oui » tout court. Après cela, demandez vous ce que nous devons penser de la parole et de la signature de nos élus…

Illégal aussi puisque cette promesse d’implantation d’un entrepôt logistique a été négociée par la SPLA 81 qui n’est toujours pas en conformité avec la loi NOTRe. En toute logique l’aménageur d’une zone d’activité économique devrait être sous la responsabilité des collectivités qui en ont la compétence légale, les communautés de communes ou la région en l’occurrence. Aux portes du Tarn, le conseil départemental 81 garde la main sur la direction de cet aménagement de façon quasi exclusive ce qui est une entorse flagrante à l’application de la législation. Nul n’est censé ignorer la loi, mais ces messieurs les élus lui font un pied de nez…

Illégitimes, illégaux et surtout irresponsables envers les générations futures, messieurs les élus vous ouvrez les bras aux pires des avenirs pour notre territoire. Pollution routière, nuisances sonores, destruction d’habitats d’espèces protégées, complicité d’échanges inéquitables le tout pour des promesses de quelques emplois asservis à des robots connectés… Il nous reste un espoir, saisir la justice des hommes et solliciter la sanction électorale pour cette classe politique ancrée dans des certitudes d’un autre temps.

Ironie de l’histoire, le panneau indiquant officiellement ce projet de construction a été planté le jour même où les collégiens et lycéens marchaient pour le climat. Il aurait fallu dire à ces jeunes têtes blondes idéalistes « s’il vous plaît : parlez dans les sonotones ! ».

Fait à Lavaur, le 16 mars 2019

EELV

Extrait de l’accord de partenariat sur les orientations et les axes de développement des Portes du Tarn, signé le 12 mars 2015. https://www.portesdutarn.fr/signature-des-accords-de-partenariat-entre-la-spla-81-la-ccta-et-la-mairie-de-saint-sulpice/

2 3 réserves par le conseil municipal de Saint Sulpice (16/10/18), 7 réserves par le conseil municipal de Buzet (24/10/18) : p 13 et 14 du rapport de l’equête publique : http://www.tarn.gouv.fr/IMG/pdf/terra2_-_rapport_d_enquete.pdf

Des bas et des idiots

La thérapie collective du grand débat national s’achève sur un succès de participation mitigé dans le Vaurais. 2 villes, 2 débats, 2 organisateurs, 2 ambiances, 1 seul objectif : démarrer les campagnes électorales des européennes et municipales. Si dans un premier temps, l’idée de se rendre à des débats organisés par « Les Républicains » et « En Marche » n’est pas attirante, les espaces où s’exprime la politique locale sont bien trop rares pour ne pas y aller (nous comprenons cependant ceux qui ne sont pas venus, préférant un whisky d’abord).

Un peu plus de 250 personnes pour Lavaur, un peu moins pour Labastide (150 personnes selon la police et 103 selon le nombre de chaises).

Si celui de Lavaur n’a surpris personne avec plusieurs interventions frôlant un racisme assumé, le débat de Labastide fut quand à lui riche d’enseignements et c’est sur ce dernier que nous allons revenir.

Plus qu’un débat, c’était en réalité une tribune de propagande politique pour le député de la start-up nation qui s’est vu octroyer un droit de parole afin de conclure chacun des 4 thèmes prédéfinis.

Cela porte à sourire car les membres du petit groupe de marcheurs blancs dispersés dans la salle auraient été les premiers à s’en indigner si Bernard Carayon avait fait de même à Lavaur…

Entre chaque tribune du député marcheur, nous avons donc pu écouter ce qu’avaient à dire ses fidèles, petits apôtres de la technocratie triomphante, battant campagne pour les municipales. Inutile de revenir sur la misérable intervention du Thénard d’hier concernant les moyens de contrôle de l’argent public (lui seul a compris ce qu’il voulait dire, peut-être…). Le personnage est nettement plus pertinent dans son rôle de président de la commission « horaire des débats » que lui a accordé Bernard Carayon. D’ailleurs, il a courageusement oublié de pointer que l’horaire de 18h30 était le même pour les deux débats : ce qui est dérangeant pour ceux qui travaillent à Toulouse.

Ensuite, parce qu’il fallait quand même un petit peu rosir le héraut local, nous avons eu droit à des propos tel que « …moi je suis fière de payer des impôts… » durant la causette. Cette phrase ne serait pas si con-conne si elle ne venait pas en soutien à un gouvernement qui vient de supprimer l’ISF et doubler le CICE.
La palme d’or revient tout de même à leur guide député marcheur qui nous explique que l’autoroute Castres/Verfeil va faire fleurir le Sidobre, transformer les chevaux en licorne, bâtir des fontaines à chocolat, doubler les rations de frites et faire revenir de Chine l’industrie textile du bassin mazamétain… Tout ceci pour des siècles et des siècles…

En même temps, parce que nous sommes en mars, nous ne reviendrons pas sur les propos avant-gardistes de quelques uns qui commençaient par : « Je suis pas raciste MAIS… » « Je suis pas pour le nucléaire MAIS… » « Je suis pas pour le glyphosate MAIS… »…

Pour conclure, nous noterons que l’équipe « En Marche » du Vaurais a cependant réussi quelque chose ces derniers jours : faire prendre conscience de la nécessité qu’une troisième force politique se lance dans la campagne des municipales afin d’éviter de devoir voter pour Bernard Carayon dès le premier tour…

Maya